Peintures

Peintures abstraites, 1965

 

Peinture Problématique Géométrique, Paris, France 1971-1974

Comme beaucoup d’artistes, ORLAN a commencé sa carrière par la peinture. Elle ne voulait pas créer de choses mièvres et ne voulait pas utiliser de pinceau, un outil si commun, si traditionnel !

ORLAN peint avec un pistolet d’un garagiste à côté de chez elle. Elle l’avait convaincu de lui prêter, en dehors des heures d’ouverture, un espace pour travailler, hors poussière.

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Peintures, 1986

 

Peau d’âne, peinture en sequin, 1990

Il s’agit d’une série photographique dans laquelle ORLAN reprend et intègre des éléments de l’histoire de Peau d’âne dans des autoportraits.

Peau d’âne est une princesse demandée en mariage par son père car celui-ci a promis à la reine, sa mère, de ne prendre pour épouse qu’une femme plus belle qu’elle, et Peau d’âne est la seule femme de cet acabit. Sa fille échappe au désir du père en s’habillant de la peau de l’âne. 

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Shivas, 1991

 

Le Plan du film, Affiches Peintes, 1992

En 1989 et 1992, ORLAN a reçu deux bourses du FIACRE et des Fonds d’Innovation Artistique et Culturel en Rhône-Alpes, pour partir en résidence à Chennai (ville à l’époque appelée Madras), en Inde. À l’occasion de son second voyage d’une durée de trois mois et demi, elle était accompagnée par Stephan Oriach, un réalisateur avec qui ORLAN avait collaboré dans le passé.

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SÉRIE 1, 2025

ORLAN hybride les Problématiques Géométriques avec l’I.A. & l’I.A.A.

ORLAN a commencé sa carrière par la peinture et la sculpture.

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Nous sommes inconsolables, ORLAN, 2025

En 2025, ORLAN explore de nouveau la peinture en l’hybridant avec l’intelligence artificielle. Cette démarche vise à abolir les frontières — les « murs de glace » — qui séparent les techniques artistiques traditionnelles et les technologies contemporaines. En instaurant un dialogue entre les époques, l’artiste interroge la continuité des formes, des gestes et des intentions. Elle montre comment peinture et intelligence artificielle peuvent se nourrir mutuellement dans un processus de création élargi. ORLAN fait partie du mouvement Augmentisme/peinture augmentée avec d’autres artistes Obvious, Maurice Benayoun, Olga Kisseleva, Alexandra Boucherifi…

Dans ce nouveau corpus, ORLAN génère, à l’aide de l’intelligence artificielle, des autoportraits conçus comme de véritables manifestes. Ses yeux sont exorbités et sa bouche hurle montrant ses dents, prête à mordre pour que la colère s’exprime dans le prolongement des Femmes qui pleurent sont en colère (2019) où elle s’hybridait aux portraits de Dora Maar en train de pleurer peints par Pablo Picasso. ORLAN réactive une iconographie marquée par la souffrance pour y insuffler une lecture politique et contemporaine, transformant les pleurs en une expression de révolte et de résistance.

ORLAN est inconsolable de ce qu’il se passe actuellement dans le monde : la montée de l’extrême droite, du totalitarisme, du masculinisme, du racisme et des religions, la multitude de guerres, ainsi que la domination croissante des diktats de la force, du pouvoir et de l’argent.

Pour rendre tangible ce processus d’émancipation, elle en matérialise les différentes étapes, ORLAN conçoit cette série comme un dispositif évolutif. La première image, entièrement générée par l’intelligence artificielle, est volontairement laissée intacte. Elle fonctionne comme un état initial, une forme d’analyse brute des capacités de la machine, révélant à la fois ses potentialités et ses limites dans la production d’une image.

Progressivement, les images issues de l’IA sont reprises, altérées et transformées par ORLAN au moyen de la peinture. Un dialogue s’instaure entre le geste numérique et le geste humain, entre automatisme algorithmique et intention artistique, cohabitant dans un même espace-temps. 

Au fil de la série, la peinture occupe une place centrale. Elle devient le signe d’une « reprise en main » à la fois émotionnelle et politique, marquant l’affirmation du sujet. Ce glissement du numérique vers le pictural montre la liberté avec laquelle ORLAN crée en passant d’un médium à l’autre sans être parjure à elle-même.

La série s’achève par une toile entièrement peinte par ORLAN. Ce dernier geste affirme une émancipation totale : celle d’un corps, d’une voix et d’une image pleinement réappropriés.